Vendredi 5 février 2010
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Je ferai un jeûne de protestation de 36h le week-end du 6 et 7 février, en soutien des diverses initiatives du collectif SOS Haïti Enfants Adoptés
Pour participer au jeûne de protestation, cliquer ici.
Je proteste contre :
- Le manque cruel de moyens mis en oeuvre par la France pour examiner rapidement avec les autorités haïtiennes les dossiers d'adoption et procéder à l'évacuation des enfants
- Le manque de moyens mis en oeuvre par la France pour sécuriser et approvisionner les crèches.
- Le traitement médiatique de notre situation qui nous amalgame de façon insupportable à des pratiques illégales et condamnables.
La durée* que j'ai choisie répond à la responsabilité qui est la mienne de préserver mes forces et ma santé pour ma famille présente et pour l'accueil des 2 enfants haïtiens que j'attends depuis
3 ans.
Le jeûne de protestation est une démarche éminemment individuelle et volontaire. Toute personne peut s'associer à cette démarche. Je publierai alors la liste et le nombre de ces personnes. J'invite ces personnes à prendre
leurs propres responsabilités quant à la faisabilité** de cette action pour elles-même et leur entourage.
Grégoire Villedey
* du samedi 20h au lundi 8h. ** Conseils d'un herboriste naturopathe pour le
jeûne
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Vendredi 5 février 2010
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11:33
Bonjour,
Je dénonce le manque d'humanité du gouvernement dans la gestion de ce problème des adoptions qui étaient en cours de procédure LEGALE, AVANT LE SEISME en Haïti.
L'un des coordinateurs du mouvement collectif SOS Haïti Enfants Adoptés a été contacté mardi par le Secrétariat d'Etat à l'Adoption Internationale (SAI), qui dépend du ministère des Affaires
étrangères francais. Le SAI lui annonçait l'arrivée de son fils aujourd'hui même. Chacun peut imaginer le soulagement et la joie des parents et proches de cet enfant, les préparatifs dans
l'urgence (chambre, vêtements, papiers pour l'arrivée etc). Hier soir, le SAI l'a rappelé en lui disant que finalement, son enfant n'était pas sur le vol prévu.
De la même manière, le vendredi 22 janvier, on m'annonça l'arrivée imminente de mes enfants, on pouvait me rappeler à tout moment pour me dire quel vol les amènerait, y compris le week-end. Sans
nouvelle, je rappelai le SAI qui me confirma le dimanche : nous ne savons pas sur quel vol, mais ils vont arriver dans les jours qui viennent. Le vendredi 29, quand je les appelai à nouveau, ils
m'ont dit que finalement, aucune décision d'évacuation n'avait été prise concernant mes deux garçons.
Ce comportement d'annonces basées sur aucune réalité confine à la torture morale, quand on sait que nos enfants sont en danger de mort, et que les enlèvements existent, y compris par des
traficants d'organes.
Je dénonce cette attitude de mon gouvernement, celui à qui je cède une part de ma liberté en échange de protection et défense de mes intérêts dans le cadre du contrat social.
Marguerite
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Vendredi 5 février 2010
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11:08
Bonjour à tous,
Le lancement de l'opération "jeûne pendant 36h" et les témoignages et mots d'encouragement que j'ai reçus depuis, m'ont fait réfléchir à la nécessité de "donner à savoir et à partager" ce que
vivent les familles adoptives en attente d'un enfant haïtien qui leur a été apparenté.
Je me suis dit que ce week-end de jeûne pourrait être l'occasion de le mettre un peu plus en lumière. Non pas par souci de voyeurisme, mais parce-que nous sommes confrontés à une opinion
publique, et des politiques, qui ne connaissent pas bien la réalité de l'adoption, et encore moins celle d'Haïti.
Je me permettrai donc d'utiliser ce blog à cette fin, le site officiel du collectif étant dorénavant à cette adresse http://www.soshaitienfantsadoptes.org/ . Ce blog devient dès lors un outil plus intime, peut-être complémentaire du site du collectif, mais ne le
remplaçant pas.
Je me permettrai, si je trouve que cela en vaut la peine, de publier sous forme d'article, des commentaires ou emails reçus. Je rouvre également les commentaires pour vous permettre de réagir. Je
ne prendrai néanmoins pas de pincettes pour supprimer des commentaires que je jugerais contraire à notre plateforme.
Bien cordialement.
Grégoire
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Mercredi 27 janvier 2010
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12:47
Pour signer la pétition clique
ici
Tous les enfants peuvent signer
-
Pour donner un papier à tous tes amis de l'école, télécharge et imprime ce bulletin en cliquant ici
-
Pour envoyer un email à tes amis, clique ici
Monsieur le président de la République Française,
Nous sommes beaucoup d'enfants à attendre l'arrivée de nos petits frères et sœurs. On parle beaucoup des parents, mais on parle beaucoup moins des frères et sœurs, alors que c'est dur pour nous
aussi.
Après le tremblement de terre, nous avons été contents d'apprendre que les enfants étaient vivants et nous espérions qu'ils allaient arriver beaucoup plus tôt. Mais maintenant, nous avons peur
qu'ils meurent juste avant de venir.
Tous nos amis, à l'école, ils nous sautent dessus chaque jour pour avoir de leurs nouvelles et nous sommes obligés de leur répondre que malheureusement, ils ne sont pas encore là. Ils trouvent
aussi que ce n'est pas normal. Ils sont furieux contre le gouvernement.
Nous pensons qu'il faut les ramener le plus vite possible en France, parce-que nous, on les attend déjà depuis plusieurs années et c'est une preuve qu'on est déjà leur frères ou sœurs. C'est
pareil pour tous les autres parents ou enfants qui sont en attente d'un petit frère ou petite sœurs en Haïti. Si ils veulent d'autres preuves, ils n'ont qu'à demander à la directrice de la
crèche, parce-qu'elle sera témoin et elle sera d'accord avec nous.
Nous pensons que nos frères et sœurs, s'ils pouvaient nous parler, ils penseraient comme nous. Ils diraient qu'ils seraient mieux dans une nouvelle famille, même s'ils n'en ont jamais eu. Ils
préféreraient vivre avec des gens qui peuvent les aimer et arrêter de vivre dans des conditions de survie. Ils préféreraient être sous un toit sans avoir peur d'une autre secousse. C'est sûrement
très important pour eux de vivre avec des gens et de se sentir en sécurité. Çà leur fera beaucoup de bien d'être en France.
Les enfants du collectif SOS Haïti Enfants Adoptés
Pour l'évacuation de tous les enfants en cours d'adoption en Haïti
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Dimanche 17 janvier 2010
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12:47
Pour signer la pétition, cliquez ici
Plus de 45.000 signatures !
Monsieur le président de la République,
Monsieur le ministre des affaires étrangères,
Nous vivons actuellement des heures d'angoisse dans l'attente des premières nouvelles concernant nos enfants qui se trouvent dans des crêches d'Haïti : impossibilité de joindre les
directeurs(trices), impossibilité pour nos connaissances de se rendre sur les lieux.
Mais nous ne pouvons que garder des idées positives et penser à l'avenir.
Cet avenir très proche s'annonce plus que difficile pour l'ensemble du peuple haïtien comme pour la crèche de nos enfants.
En temps normal, les directeurs(trices) ont des difficultés pour assurer l'alimentation et les soins de base pour tous les enfants. Dans les jours à venir, la situation sera catastrophique. La
santé de ces enfants est la plupart du temps précaire et les conditions qu'ils vont avoir à affronter provoqueront à très court terme une aggravation de leur état et leurs vies sont en
danger.
C'est la raison pour laquelle nous demandons l'évacuation la plus rapide possible de tous ces enfants vers le foyer qui les attend.
Nous nous sommes tous vu délivrer un agrément au terme de longs mois d'analyses de nos situations ; les dossiers de ces enfants attestent de leur adoptabilité.
Nous n'avons aucunement l'idée de détourner la loi haïtienne mais dans cette situation cauchemardesque, seulement la volonté de permettre à nos enfants de ne pas avoir à supporter un nouveau
traumatisme dont certains ne pourront se relever.
Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions de recevoir, Monsieur le président de la République, Monsieur le ministre des affaires étrangères, l’expression de notre considération
distinguée.
Collectif SOS Haïti Enfants Adoptés
Pour l'évacuation de tous les enfants en cours d'adoption en Haïti
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Vendredi 15 janvier 2010
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09:09
Notre collectif s'est monté spontanément suite au tremblement de terre qui a eu lieu le 12 janvier 2010. Il est composé de parents à qui des enfants haïtiens (de toutes les crêches) avaient été
attribués avant la catastrophe et qui souhaitent que le gouvernement français prenne les mesures adéquates pour l'évacuation de ces enfants, en lien avec les autorités haïtiennes.
- Nous avons une pensée particulièrement émue pour toutes les familles adoptives et leurs enfants décédés ou bléssés à cause de ce séisme. Nous qui les avons cotoyés pendant de longs mois sur
les forums d'adoption et ailleurs, nous voulons leur dire toute notre amitié face à tant d'absurdité.
- Nous sommes pour l'évacuation des enfants haïtiens reconnus adoptables et attribués avant le tremblement de terre à des parents ayant fait une démarche familiale d'adoption dans ce pays. Via
une OAA ou en procédure individuelle.
- Notre démarche ne confond pas "projet familial d'adoption" et "humanitaire". Nous avons eu le temps de mûrir notre projet d'adoption pendant plusieurs années et nous avons suivi un long
processus.
- Nous respectons la souveraineté d'Haïti et souhaitons respecter ses lois et sa culture. Nous sommes conscients que dans le cadre d'une adoption simple, comme c'est le cas en Haïti, l'enfant a
la double nationalité et qu'Haïti est sa patrie de naissance.
- Nous avons néanmoins constaté et subi les dysfonctionnements dans la mise en oeuvre de ces lois. Nous n'en sommes pas responsables.
- Nous souhaitons qu'Haïti ait à l'avenir les moyens et la volonté de converger vers les critères de la convention de La Haye. Nous souhaitons que la France s'engage davantage à ce sujet par le
biais de sa politique de coopération.
- Nous sommes pour le respect du discernement nécessaire pour éviter les trafics d'enfants inhérents aux situations de catastrophe de cette ampleur. Notre collectif ne légitime ni ne cautionne
des actions aussi hasardeuses que celles de se rendre en Haïti pour récupérer les enfants.
- Nous insistons sur le fait que toutes nos actions et démarches doivent se passer dans la légalité.
- Nous faisons confiance aux associations faisant partie du Conseil supérieur de l’adoption, notamment EFA, MASF pour aider le gouvernement à mener à bien ce discernement.
- Nous respectons le travail des fonctionnaires des ministères français qui sont sur la brêche pour organiser au mieux et dans l'urgence, les secours et évacuations.
- MAIS NOUS TENONS A FAIRE COMPRENDRE A TOUS, QUE NOS ENFANTS SONT EN GRAND DANGER. LA NOTION D'INTERET SUPERIEUR DE L'ENFANT DOIT INTEGRER CETTE DONNEE !
- NOUS SOUHAITONS QUE L'ETAT FRANCAIS INTERVIENNE SANS EQUIVOQUE COMME POUR TOUS LES RESSORTISSANTS.
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