Partager l'article ! SOS Haïti Enfants Adoptés : Un 3ème enfant est mort. Le Ministère des Affaires Etrangères laisse les enfants adoptés et leurs familles livrés ...
ex [SOS HAITI ENFANTS ADOPTES]
Communiqué sur www.soshaitienfantsadoptes.org
Un troisième enfant en cours de procédure d’adoption est mort la semaine dernière en Haïti. Le gouvernement français fait trop peu, et peut être plus rien, pour les 500 enfants haïtiens à diverses étapes de la procédure d’adoption par des familles françaises et toujours en Haïti 4 mois après le séisme. Et ce, en dépit des soutiens émanant de multiples députés et sénateurs français.
Devant cette situation intolérable, le Collectif SOS Haïti Enfants Adoptés a officiellement mandaté Maître David Koubbi, du Cabinet 28 octobre, qui a soutenu son action depuis les premiers jours, pour entamer une démarche amiable et, à défaut, judiciaire, dont le résultat attendu sera l’arrivée de l’ensemble des enfants en cours de procédure d’adoption en Haïti sur le sol français, dans les plus brefs délais.
Après avoir arrêté les rapatriements d’urgence le 11 février, le Ministère des Affaires Etrangères, qui s’était pourtant engagé à favoriser l’arrivée de tous les enfants haïtiens adoptés avec un jugement homologué, a mis un coup d’arrêt le 21 avril à la seule mesure mise en place : la demande accélérée de passeport (l'ambassade n'accepte même plus les dossiers avec un jugement permettant la demande de passeport). Tous les enfants déjà évacués depuis le séisme en ont bénéficié. Aujourd'hui, 500 autres en sont privés. Il y a chaque jour en Haïti, plus d'enfants détenteurs d'un jugement et donc « enfants de ressortissants français » pour lesquels aucune aide n'est envisagée. Par ce choix, le Ministère des Affaires Etrangères établit une discrimination injustifiable entre des enfants.
Le gouvernement français reste ainsi sourd aux dangers annoncés par la Mission sur les adoptions en Haïti mandatée par ses propres soins. Les experts envoyés en Haïti soulignent dans leur
rapport, remis ce 18 mai, la précarité des conditions de vie de ces 500 enfants et les dangers auxquels ils sont confrontés. Au vu de la situation, ils recommandent même, comme le réclame depuis
le début le Collectif SOS Haïti Enfants Adoptés, d’«accélérer» les procédures.
La France, à la différence de bien d'autres pays, n'a pas encore mis en place les moyens adéquats permettant de
résoudre cette situation insupportable. L’étude des dossiers prenait près de deux ans en temps normal. Compte tenu de “l'état de survie de l'administration haïtienne” (selon Monsieur Bernard
Kouchner lui-même), les délais vont assurément augmenter. La France condamne donc près de 500 enfants déjà apparentés à des familles françaises à affronter durablement des conditions d’hygiène et
de sécurité chaque jour plus difficiles. Combien d’autres enfants devront mourir pour que le nécessaire soit fait ?
J'ai créé ce blog le 15 janvier 2010 parrallèlement au lancement d'une pétition qui a reçu plus de 45000 signatures. Il a été le support de la constitution d'un collectif de 1000 familles en cours d'adoption au moment du séisme haïtien du 12 janvier 2010.
Il a migré progressivement vers un positionnement plus intime et éclectique quoique restant en lien avec l'adoption et la parentalité.
Grégoire Villedey