Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
ex [SOS HAITI ENFANTS ADOPTES] POUR L'EVACUATION DES ENFANTS EN-COURS D'ADOPTION EN HAITI (2010)

Les pieds dans le tapis (partie 1).

SOS HAITI ENFANTS ADOPTES. Le Blog de Greg.

Un paquet de faux-pas depuis 2 mois

  • Travailler en vase clos

Le premier ministre n'a pas souhaité réunir de Comité Interministériel pour l'Adoption, malgré la demande pressante d'Enfance et Familles d'Adoption (23/01/10). Cette instance est chargée de coordonner la politique gouvernementale en matière d'adoption, car plusieurs ministères sont concernés (famille, affaires étrangères, justice, intérieur). Elle aurait dû logiquement être réunie très rapidement au vu des défis techniques à relever. Cela aurait permis de mettre en place un interlocuteur unique pour les familles, et surtout d'éviter de nombreuses disputes et errements ministériels. Et donc de gagner en efficacité et réactivité.

  • Ne pas faire fonctionner les instances représentatives

Le Conseil Supérieur de l'Adoption n'a pas non plus été réuni en session extraordinaire (il ne s'est réunie en séance ordinaire que le 2 mars). Cette instance de concertation réunit les principaux acteurs de l'adoption en France (élus, associations, professionnels). Cela aurait pourtant permis d'avoir une approche globale du problème dès le début (urgence, diplomatie, sanitaire, juridique, administratif...), d'associer et de permettre un rôle de médiation à ses membres au lieu de confisquer l'information et d'agir dans la transparence plutôt que dans l'opacité. Et donc d'éviter d'accroître l'inquiétude des parents et d'éviter une perte d'efficacité de la cellule de crise et du SAI.

  • Prendre du retard en toute occasion

  1. Annoncer une commission mixte franco-haïtienne qui ne verra pas le jour.

  2. Envoyer une mission d'experts (pendant 10 jours), 6 semaines après le séisme.

  3. Annoncer la mise en place d'un centre d'accueil en Guadeloupe « dans les prochains jours » (15/02) puis attendre 4 semaines.

  • Dépenser de l'énergie pour désinformer plutôt que pour trouver des solutions

Il ne s'agit évidemment pas de remettre en cause le formidable travail qui a été mené par les sauveteurs ainsi que l'ensemble du personnel consulaire, ministériel et des équipes médico-sociales.

Toutefois, la communication médiatique a souvent été préférée à l'action : La réalité de l'approvisionnement des crèches est différente de ce que l'on a bien voulu faire croire. La réalité haïtienne reste l'urgence, tandis que Bernard Kouchner feint de croire qu'elle disparaît. La France envoie une équipe de psychologues en Haïti pour évaluer la situation, mais on ne connaît pas leur nom...

  • Produire des incohérences grossières

En premier, il faut souligner que de nombreuses familles se sont vues annoncer par téléphone par le Service de l'Adoption Internationale que leur enfant arriverait très bientôt. Plusieurs semaines après, elles attendent encore. On peut également parler de cet enfant, confié à un foyer d'accueil en Martinique alors que ses parents l'attendent en métropole et que sa soeur est encore dans une crèche en Haïti.

A noter aussi, l'arrêt brutal des évacuations d'enfants avec jugement au bout de 6 semaines, qui vient à l'encontre des engagements du ministre des affaires étrangères, ou l'absence d'accord avec l'Etat haïtien tandis que d'autres pays ont trouvé cet accord.

Commentaires